Le luxe, je l’aime et je l’assume.

J’ai des goûts de luxe. Comme beaucoup. Pourtant, il n’y a rien de véritablement luxueux dans ma vie : pas de voiture de marque prestigieuse, une maison de village qu’on essaie de moderniser en accord avec nos goûts et nos moyens. Pas de vêtements, de chaussures ou de sacs à main hors de prix – hormis un cadeau pour mes trente ans. Je suis même plutôt raisonnable en la matière : j’ai eu la même garde-robe pendant près de trois ans ! Par contre, j’ai choisi de définir le luxe comme un objectif de vie.

Mais d’où vient mon goût pour le luxe ?

De l’écart entre ma mère et ses soeurs. Que cela soit en matière de meubles, de décoration, de mode ou de cosmétiques. Ma mère a toujours préféré acheter peu mais être sûre de la bonne voire très bonne qualité du produit. Deux sont tout son contraire :  elles achètent et consomment une pléthore de produits très souvent décevants. La dernière essaie de trouver un juste milieu entre grandes marques et marques de qualité.

En grandissant dans ce petit monde, j’ai pu me faire très tôt une opinion : certes il faut donner une chance à toutes les marques mais il ne faut jamais négocier sur la qualité, mieux vaut dépenser un peu plus mais être sûre que cela nous convienne. Plus que tout ma mère a toujours chercher à rester fidèle à sa personnalité, à cultiver ses différences malgré les remarques mi-figues mi-raisins qu’elle pouvait entendre.

Ma définition du luxe

Le luxe est dans la discrétion et les détails.

J’entends encore mes tantes se vantaient d’avoir acheter telle chose, de me demander de sentir leur parfum. Et j’ai gravé en moi le mutisme de ma mère :  ma mère ne disait rien, les autres lui posaient des questions. Elle souriait et surtout elle me souriait à moi qui savait, moi sa seule confidente dans ce domaine. Le luxe est une affaire intime et non tapageuse. C’est une effluve et non un coup de poing.

Enfin, j’entends encore mes tantes et d’autres personnes user d’un langage plus familier que nécessaire. Ma mère ne dit qu’un gros mot « merde » et là tout le monde sait que c’est de très mauvaise augure pour la chose ou la personne à l’origine de ce mot ! Ainsi il y a un luxe qu’on achetait pas : l’élégance, celui issu des protocoles. Le plus difficile à atteindre dans notre société.

Luxe comme objectif de vie

Cela peut paraître présomptueux ou ambitieux mais c’est un objectif que je revendique de plus en plus.

Le luxe c’est aussi une philosophie de vie.

Longtemps, j’ai été blessée qu’on me définisse comme une fille puis une femme snob et froide. « On » ne comprenait jamais mes silences face à des propos, des plaisanteries douteuses ou grivoises pour ne pas dire littéralement obscènes. Je ne tolère ni l’impolitesse, ni la vulgarité, ni la méchanceté gratuite. Pis, je suis froide voire indifférente dans une société qui ne me correspond pas. Peu sociable aux premiers abords, en réalité, je ne supporte pas le sans-gêne et les insultes constantes de certaines conversations. Attention, je ne suis pas prude mais quel intérêt de mettre des injures à la place de points d’exclamation ?

Bref, il a fallu un petit moment pour que Hadès comprenne que  je veux être une Médécis plus qu’une Kardashian ! Qu’il comprenne que non je n’étais bouche-bée mais simplement navrée devant le comportement de certaines personnes. Comprendre que se prendre pour Sissi, ce n’est pas simplement vouloir les robes, l’argenterie et les fleurs, mais aussi le protocole, l’éducation, la culture. Eléments ô combien plus difficile à acquérir !

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