Finances rouge sang

 Voilà maintenant un an que nos finances sont dans un nuancier de rouge qui pourrait faire pâlir Pantone ! J’essaie de rester positive cependant j’écris cet article sans vraiment savoir comment mon foyer va se sortir de cette mauvaise spirale.
Article de 2015 intéressant au passage.

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Comment en est-on arrivé là ?

 Un enchaînement de mauvaises nouvelles : agonie (obligeant mon époux à rentrer à la Réunion) et mort de mon beau-père (participation aux frais d’enterrement), rupture conventionnelle pour mon époux, changement de contrat pour moi. Le petit espoir fut le nouvel emploi de mon époux. Mais nos salaires ont diminué alors que nos créances non. Mieux j’ai reçu un trop-perçu à rembourser qui est plus élevé que ma paie, juger l’ironie de la situation… et il a fallu refaire le chauffage ! Bref à cela s’ajoute une erreur de ma part.

– Une erreur de confiance : durant sa période de chômage, il m’affirmait s’occuper de trouver des solutions…Je m’occupais des enfants et de mon travail tout en l’aidant pour la maison. Je lui faisais confiance en pensant qu’il pouvait consacrer ses journées à cela mais je me suis trompée. Il s’est plutôt laissé glisser dans la déprime et des pratiques discutables, il a failli détruire notre couple et par conséquent notre foyer. Lorsque je me suis aperçue de mon erreur, c’était trop tard ! J’ai bien entendu remis sa raison et son cœur à leur place mais pour les finances, une fois lancée, la machine infernale ne s’arrête pas aussi vite et aussi facilement que je le pensais.

Quels sont les conséquences ?

– Outre le fait de vivre à découvert, et de découvrir la joie de voir sa carte bloquée momentanément, nous voilà maintenant au-delà de ce découvert : plus de trente-cinq jours consécutifs à découvert donc augmentation des frais, blocage de tous les moyens de paiement et évidemment rejets de prélèvements ! Quelle joie de toucher ainsi le fond, de se sentir incapable en tout et d’être tenté de faire l’autruche surtout que mon époux a décidé de tout me laisser gérer.

 Ces inconnues qui ruinent un moral : comment va-t-on faire les courses ? Comment va-t-on payer l’essence ? Comment va-t-on payer la nourrice ? Comment gérer les stocks avec trois jeunes enfants ? Autant de questions qui détruisent un moral déjà bien fragile. Il y a aussi la remise en question de mon boulot : ne devrai-je pas demander à être en congé parental ? Cela supprimerai un salaire mais aussi beaucoup de dépenses… malheureusement mon époux n’est toujours pas prêt à l’envisager et puis il reste neuf semaines à tenir, je me dis que ce n’est pas infaisable.

Que faire ?

– Refus de la solution de facilité que me répète mon époux : demander de l’argent à mes parents. Ce ne sont pas des vaches à lait et nous devons régler nos problèmes par nous-même ! Il a joué à l’autruche et voudrait que mes parents nous prêtent de l’argent ! Il s’imagine qu’avec le crédit d’impôt nous allons pouvoir les rembourser et repartir de zéro, il rêve et je me fatigue à lui ramener les pieds sur terre. De plus, je ne compte pas sa mère qui pense nous aider en nous donnant 150 euros…sur 2200 de découvert, cela ne sert à rien. Il n’y a pas de solution facile, je dois traverser le désert en portant nos enfants et en tirant mon époux.

– Demander un regroupement de crédit : dossier à construire mais qui partira au siège et peut donc revenir avec une réponse négative… J’ai vu le banquier il y a un mois et j’attends encore que mon époux daigne obtenir de son patron les papiers nécessaires au dossier ! Il persiste à dire qu’il a un contrat verbal et que cela est légal, certes je ne sais pas et je m’en fous. Ce que je sais en revanche, c’est qu’un contrat et des fiches de paye sont nécessaires à tout dossier et que je ne vais pas harceler son patron pour obtenir ce que de droit !

– Si réponse négative, faire un dossier de surendettement. Ce qui ne me pose pas véritablement de problèmes, si ce n’est qu’en cas de nouveau coup dur nous n’aurons que très peu ou pas du tout de chances d’avoir un crédit.

– Certains me diront de me rapprocher d’une assistante sociale… j’ai plus de chance d’obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologue dans le mois que de pouvoir en joindre une ! Je ne désespère pourtant pas et je continue de chercher.

Le truc en plus, c’est que j’ai l’impression d’avoir tout fait à l’envers comparé aux autres personnes de mon âge. A trente-deux ans, j’ai toujours pas ce satané concours et donc mon statut de titulaire alors que j’ai toutes les obligations le nécessitant. J’ai l’impression de payer d’un coup toutes les avancées faites en sept ans de relation, comme si le destin nous rappelait à l’ordre et nous imposait des galères accrues.

 Merci de m’avoir lu les comètes.
N’hésitez pas si vous avez des solutions même provisoires.
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