Dents de sagesse ?

Entre mon régime alimentaire gourmand et mes grossesses, mes dents sont passés au dernier rang de mes priorités ces cinq dernières années. Elles se sont rappelées à moi de la plus violente des manières : la rage de dent.

D’enfer plus que de sagesse

Mes dents sont aussi garces que leur propriétaire ! Au lieu de profiter de la place laissée par un orthodontiste durant mon adolescence, elles ont décidé toutes les quatre de sortir en même temps mais surtout de se pointer non pas à la verticale mais à l’horizontale !

Elles ne se contentent donc pas de déchirer la gencive. Elles poussent toutes les autres dents et me procurent de superbes petites décharges à m’en réveiller la nuit ! Elles n’hésitent pas non plus à me détruire la dent juste accolée – molaire ou pré-molaire, je ne sais plus car des dents il m’en manque un petit nombre. Je vis donc depuis un petit mois maintenant avec non une, non deux, mais trois jolies rages.

Mon dentiste actuel est sidéré de ce problème qui détruit une dentition somme toute convenable. Les pansements ne tiennent pas plus d’une semaine, il m’a donné le traitement le plus puissant qu’il pouvait. Il est même désolé de ne pouvoir me soulager de mon souci de grincement de dents… la gouttière fonctionne mais je ne peux la porter sans contrarier la pousse donc accroître la douleur !

Il a été choqué de voir comment en une semaine, mes gencives et mes nerfs ont viré au rouge vif sans passer par la case infection. C’est simple, je peux glisser un ongle dans la dent trouée par la « sage » !

La solution est simple : m’opérer… la mise en place l’est moins.

La chirurgie faciale

Attendre jusqu’en septembre ! Cela me pendait au nez il y a encore une semaine mais par chance un petit rendez-vous s’est libéré mais ce n’est pas pour l’opération

J’ai beau souffrir, mon dentiste a été clair : je vais simplement discuter de l’opération et obtenir un traitement plus puissant et plus long. On va convenir du type d’anesthésie et d’une date, on va m’expliquer comment tout va se dérouler… bref un joli petit baratin administratif et médical obligatoire alors que ma venue est simple : je ne veux plus souffrir !

Je serais aussi clair avec la chirurgienne qu’avec mon dentiste : on ne garde rien qui pourrait à nouveau dégénérer en volcan fou dans ma bouche ! Ma grand-mère porte un dentier en haut et en bas depuis ses trente-deux ans – tiens, mon âge – et elle s’en porte bien vu que du haut de ses soixante-seize ans elle croque tout ce qui lui passe sous les dents. Je veux la même chose. Bon, mon dentiste m’a déjà signalé qu’il a plus de chance qu’après l’opération on me mette un appareil pour aligner ce qui a été bougé car mine de rien elles ne sont si moches que cela mes autres dents. Moi je persiste sur mon idée du dentier car les nerfs dentaires à vif je ne le souhaite même pas à mes pires élèves !

Je vis dans la douleur, je me réveille la nuit et pleure, je me drogue aux calmants en faisant fi des prescriptions. Je compte les jours jusqu’au 18 mai en essayant de ne reporter ma douleur ni sur mes enfants ni sur mes élèves.

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